Prophil est présent à l’édition 2022 de Produrable « Des biens communs au “Bien Commun” : nous sommes à l’heure des choix ! »

Les 13 et 14 septembre, au Palais des Congrès de Paris, la 15e édition de Produrable a une thématique qui nous tient à cœur chez Prophil : les biens communs et le bien commun.

Prophil est présent pour animer une masterclass « Marketing & Post-croissance : comment transformer les pratiques métiers ? », participer à la conférence d’ouverture animée par Geneviève Férone-Creuzet « Des biens communs au “Bien Commun” : nous sommes à l’heure des choix ! » et à une table-ronde avec Virginie Seghers « L’entreprise à l’heure des renoncements ».

L’occasion d’échanger avec Charles Kloboukoff de Léa Nature et Yann Rolland de Superbloom pour montrer les nouveaux modèles d’entreprises à mission, fondations actionnaires et de post-croissance.

© Prophil

À la masterclass « Marketing & Post-croissance : comment transformer les pratiques métiers ? »

En amont du salon Produrable, nous avons organisé une Master class, avec Think-Out et L’Oiseau Vert, sur le thème : « Marketing & post-croissance : comment rediriger nos pratiques métiers ? » Une après-midi très riche grâce aux idées et contributions actives des 18 participants.

Publicité de masse, capture de l’attention, rétention du consommateur, exploitation des biais cognitifs… À quoi les métiers du marketing doivent-ils renoncer pour se réinventer, et se mettre au service d’une logique de post-croissance ? Quelles pratiques marketing pour accompagner la redirection des modèles économiques ?

© Prophil

À la plénière d’ouverture « Des biens communs au “Bien Commun” : nous sommes à l’heure des choix ! »

Organisée par La Croix, avec Geneviève Ferone Creuzet, cofondatrice et associée de Prophil, Laurence Mehaignerie, co-Fondatrice de Citizen Capital, Charles Kloboukoff, président fondateur de Léa Nature, et Françoise Gaill, directrice de recherche émérite au CNRS.

Lire la tribune de Geneviève Férone-Creuzet : pour en finir avec la gourmandise de l’apocalypse : le courage d’ouvrir de nouvelles voies.

Alors que les limites planétaires qui bordent nos activités économiques se font ressentir avec de plus en plus d’acuité, il est temps de réinterroger le principe cardinal de notre modernité : notre insatiable soif de croissance.
La transformation en société industrielle a été foudroyante à l’échelle du temps humain. De fait, en quelques siècles nous sommes passés du monde clos à l’univers infini des possibles et des désirs. Cet élan de modernité créatrice, Francis Bacon le définit dès 1627 dans La Nouvelle Atlantide en appelant à faire « reculer les bornes de l’Empire humain en vue de réaliser toutes les choses possibles » puisque « tout ce qui est faisable est à faire, tout le faisable est un progrès ».

Nous sommes à l’heure des choix courageux. Ni tabula rasa, ni terra incognita, nous pouvons puiser dans des trésors d’informations et de savoirs, être inspirés par des entreprises pionnières, par notre jeunesse et par le vivant.

Geneviève Férone-Creuzet

Selon Prophil, le terme post-croissance répond à l’injonction immédiate d’inventer de nouvelles figures du progrès dans le respect des limites planétaires et des fondamentaux sociaux. Il faut arrêter de considérer que la vie peut être réduite à sa dimension économique et son avalanche de métriques. De gré ou de force, il y aura un « après » (qui se construit aujourd’hui), puisque rester sur les rails de cette croissance nous mène à notre perte. 

En définitive, ne jamais oublier qu’il s’agit de nos vies. Plutôt que de succomber à la gourmandise de l’apocalypse, je préfère citer ce vers de Réné Char « Vivre, limite immense ».

© Prophil

À la table-ronde « L’entreprise à l’heure des renoncements »

Avec Virginie Seghers, cofondatrice et associée de Prophil), Fabrice Bonnifet, directeur développement durable, qualité, sécurité, environnement de Groupe Bouygues, Adrienne Horel-Pagès, directrice de l’engagement de La Banque Postale et Yann Rolland, président de Superbloom et ancien dirigeant du CETI.

Lire la tribune de Virginie Seghers : l’entreprise à l’heure des renoncements : la fondation actionnaire, se déposséder pour construire une gouvernance au service du bien commun

Un actionnaire peut-il se déposséder en faveur d’une fondation pour faire perdurer son entreprise et soutenir des causes d’intérêt général ? Certains pionniers franchissent le pas !

C’est notamment le cas de Yann Rolland, ancien Président du CETIH, qui a donné une partie de ses titres au profit du Fonds Superbloom, créé à cet effet avec sa famille. Superbloom est aujourd’hui le principal actionnaire de l’entreprise, aux côtés de l’actionnariat salariés et de fonds d’investissement minoritaires. Le fonds s’engage, à hauteur d’un million d’euros par an pour commencer, en faveur des femmes en difficulté et de l’éducation alternative.

Je souhaite « sanctuariser » une partie du capital pour préserver l’ADN de l’entreprise. Je n’ai d’ailleurs aucune difficulté à me séparer de ces titres car je ne m’en sens pas propriétaire.

Yann Rolland, président de Superbloom et ancien dirigeant du CETIH

La fondation actionnaire n’est pas un oxymore, mais une réalité économique et philanthropique très développée en Europe du Nord (Danemark, Allemagne, Suisse notamment) où de très grandes entreprises et beaucoup d’ETI appartiennent à des fondations (Carlsberg, NovoNordisk, Bertelsmann, Rolex, Velux, Victorinox…). 

Grâce à l’action de Prophil et à la communauté De Facto (Dynamique Européenne en faveur des Fondations Actionnaires), ce modèle de propriété, de gouvernance et de transmission se développe en France, avec une vingtaine de pionniers.


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