Les fondations actionnaires montent sur scène à Bercy le 9 juin 2026 !
Prophil et sa communauté De Facto sont heureux de vous annoncer les « Premières Rencontres des Fondations Actionnaires » le 9 juin 2026 au ministère de l’économie et des finances.
Cette journée entière d’exploration, autour des pionniers français et représentants internationaux, permettra de réunir pour la première fois tous les acteurs concernés : entrepreneurs, réseaux patronaux, familles, avocats, notaires, banquiers privés, investisseurs, institutions philanthropiques, pouvoirs politiques.
Les fondations actionnaires sont de puissants vecteurs de souveraineté économique chez nos voisins nord-européens. Actionnaires stables et de long terme, elles protègent et maintiennent bien souvent le capital sur territoire national. Et si, face aux enjeux internationaux, l’heure était venue de les encourager en France ?
La fondation actionnaire s’affirme peu à peu comme un nouveau modèle de transmission dans le paysage économique français, capable de conjuguer capitalisme et altruisme, préservation de l’entreprise et partage de la valeur. Entre la vente classique et la transmission purement familiale, ouvriraient-elles une troisième voie désirable ?
De nombreux fleurons industriels nord-européens appartiennent à des fondations. Le modèle est également présent en Europe de l’Est et se développe plus au Sud. La recherche académique s’y penche désormais avec une acuité croissante, et nous enseigne que les entreprises ainsi détenues sont souvent plus performantes et résilientes que les autres. Au-delà des différences nationales, une récente proposition de « cadre juridique européen pour les fondations actionnaires » porté par des chercheurs allemand et danois vise à partager les fondamentaux du modèle. Et si l’Europe était à la pointe du sujet ?
De la dépossession des titres en amont à l’action d’intérêt général en aval, les fondations actionnaires sont le fruit et le germe d’une action philanthropique. Avec un potentiel de ressources très supérieur aux fondations d’entreprises classiques, bien souvent financées par les dividendes, elles annoncent une nouvelle dynamique dans le paysage français de la philanthropie. Une nouvelle manne ?
Les fondations actionnaires ne sont pas une fin en soi, mais seraient-elles un moyen privilégié de contribuer au bien commun ? Certes, la détention et la préservation d’une entreprise par une fondation n’en fait pas forcément une entreprise « vertueuse ». Mais par leur nature stable et de long terme, par leur souci de l’intérêt général, les fondations actionnaires pourraient-elles davantage jouer le rôle d’aiguillon, pour accélérer la redirection écologique et sociale des entreprises qu’elles détiennent, encourageant ainsi une économie plus altruiste ?
La fondation actionnaire a sa propre gouvernance et interagit avec celle de l’entreprise qu’elle détient. Comment s’articulent ces différents pouvoirs ? Comment composer ses propres organes de gouvernance ? Comment s’articule-t-elle avec les autres actionnaires : famille, salariés, investisseurs ? Enfin, comment imaginer la gouvernance post-fondateurs ? Partageons le cheminement des pionniers, les conseils des experts et les meilleures pratiques.
De la vision à l’acte, de l’intention aux statuts, de la motivation individuelle au projet familial et collectif, quelles sont les étapes clés d’une transmission réussie à une fondation actionnaire ? Une conférence pour avancer pas à pas, éviter les pièges et trouver les points d’appui indispensables lors de l’ascension.
Les entreprises concernées par la fondation actionnaire sont souvent familiales, avec un capital resserré, même si le modèle n’est pas exclusif à leurs cas. La famille crée la fondation, en devient administratrice et reste parfois actionnaire à ses côtés. Qu’elle joue ou non un rôle opérationnel dans l’entreprise, comment la famille exerce-elle ses différentes prérogatives dans ce nouveau schéma de propriété ?
Comment dépasser les exigences apparemment contradictoires de temporalité, de rentabilité et de gouvernance, entre fondation et investisseurs, pour dessiner une alliance fertile entre deux actionnaires si différents ? Leur cohabitation est-elle déterminante dans certains secteurs économiques ou dans certaines phases (amorçage, décollage ou développement) ?
Elles sont plusieurs à en témoigner : se déposséder d’une partie voire de la totalité de leurs titres pour les donner à une fondation qui devient actionnaire, préserver l’entreprise, éviter ainsi le poids financier et psychologique des successions, penser et vivre autrement la transmission est, pour certaines familles, un véritable soulagement qui leur donne le sentiment d’une mission accomplie. Dans quelles conditions le renoncement à l’héritage peut-il être un acte joyeux et responsable ?
Les études nord-européennes prouvent que les entreprises détenues par des fondations sont plus attractives en terme d’emplois et de stabilité que les autres. En quoi les salariés sont-ils concernés par cette nouvelle structure de l’actionnariat ? Comment perçoivent-ils ce modèle inédit de propriété et de partage de la valeur ? Comment les y associer au mieux ?
La direction salariée d’une fondation suppose la capacité à déployer une stratégie philanthropique selon les vœux des fondateurs et les choix du conseil d’administration. Mais lorsque la fondation détient tout ou partie d’une entreprise, cela donne-t-il à la fonction des responsabilités spécifiques en termes de positionnement, de communication voire d’impact ?
Plusieurs médias, en France et à l’étranger, ont choisi le modèle de fondation actionnaire pour préserver leur indépendance : le Guardian (Grande Bretagne), Le Temps (Suisse), Médiapart, le Monde (France), ainsi que certains groupes d’édition, comme Bertelsmann (Allemagne) ou Media participations (France). Quelles motivations ont dicté ce choix ? Comment s’articulent leur rôle actionnarial et philanthropique, dans un secteur où s’entremêlent enjeux politiques, financiers et démocratiques ?
Certains entrepreneurs sociaux créent ou évoluent vers un modèle de fondation actionnaire, pour garantir la préservation de leurs entreprises sociales. Aux côtés des associations, des mutuelles, des coopératives, qu’apporte de plus la fondation au schéma de propriété et de partage de la valeur ?
Certains créateurs d’entreprises recherchent, dès l’origine, du sens et un modèle alternatif de détention voire de contrôle de l’entreprise. Certaines start-ups ont ainsi franchi le pas, en expérimentant le « Steward ownership », la « Golden share » ou une forme de fondation actionnaire spécifique. Quels premiers enseignements en tirer ?
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